jeudi 31 décembre 2009

CC : $500,000 raised for CC by YOU and thank YOU!

via Creative Commons » Commons News de Mike Linksvayer le 31/12/09

cc-shepard-fairey-logo-mediumWe launched our fifth year-end campaign on October 5 in a very difficult economic environment. Today, the final day of the year, the decade, and last scheduled day of the campaign, we surpassed our goal of raising $500,000.

Three major contributions in the last 24 hours carried us over the top from our board member Eric Saltzman, entrepreneur Reid Hoffman, and the Lewis Charitable Foundation.

Just as exciting, we’ve received support from more individual donors than in any previous year.

THANK YOU!

If you’re a new supporter, you’re joining many individuals, corporations, and foundations that have supported our work to build the commons for years. Congratulations!

One new supporter needs to be called out here — Lulu — for making a very significant multi-year commitment to Creative Commons. Details in a dedicated post soon. Many thanks to Lulu founder Bob Young, one of our original funders.

2009 was a groundbreaking year for Creative Commons. Thanks to you, 2010 should be even better. With your support, we will be working to make the 2010s a decade in which the voluntary commons contributes mightily to realizing the potential of digital networks for the arts, media, education, science, the public sector, and collaboration and innovation across fields.

If you haven’t given yet, there’s still time to support the commons in 2009! Any amount will help. As a reminder, a donation of $75 or more gets you a CC t-shirt designed by artist Shepherd Fairey (image above). For as little as $3.50 you can get swag from our store.

Thanks again. Watch for an analysis of the campaign and lots of exciting initiatives in 2010 — we’ll be asking for your input. Spread the word!


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Astronautic : Canadian Space Agency Supports Prize Competitions

via SpaceRef Canada de Marc Boucher le 24/12/09

Earlier this fall John Chapman of White Rock, BC, a semi-retired mining expert who is also a strong proponent of commercializing space wrote to Canadian Space Agency (CSA) President Steve MacLean about the creation of prizes to accelerate space related technology. Last week he received a positive response.

"I believe that prize competitions, if carefully structured, can have significant potential in accelerating the pace of innovation, in stirring the imagination, especially of students and young professionals, in providing a communications and outreach platform to highlight the benefits of space, and in promoting an entrepreneurial spirit."

MacLean goes on to say that space science and technology capacity building is one of the primary thrusts of the yet to be released Canadian Space Agency Long Term Space Plan (LTSP). He further states that in coming months the CSA will be developing programs to support this particular thrust of the LTSP including a program called Space Challenges. This program would help to develop Canadian excellence and promote collaboration in areas deemed strategic in science and technology disciplines.

References:

- John Chapman letter to CSA President Steve MacLean
- Letter from CSA President Steve MacLean to John Chapman


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Astronomie : ... un jour li y avoir inversion du sens magnétique ?


La possibilité d'une inversion du champs magnétique terrestre pour 2012 est avancé comme argument sc...

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Astronautique : 30 ans d'Ariane

via Actualités du CNES de CNES le 21/12/09

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Le 24 décembre 1979, Ariane décollait pour la 1ere fois dans le ciel de Guyane. Aujourd'hui, la fusée est capable de mettre 10 t en orbite géostationnaire. Revivez la grande épopée Ariane en images.


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Atronautique : Etat d'avancement du programme Soyouz ST

via flashespace le 18/09/08

Nous profitons de l’arrivée en Guyane des 2 premiers lanceurs russes Soyouz pour faire le point sur l’état d’avancement du projet Soyouz en Guyane en abordant brièvement la différence de culture entre Européens et Russes. Premier lancement au deuxième semestre 2010.

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Perso: Video Mélanie Avatar

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Perso: Photo podium Patrick Sévigny Karting

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Graphic Design : Selectively override InDesign Master Page items


InDesign's Master Pages are quite powerful, and make long documents easy to keep consistent. They do have their difficulties though when you try to alter items that are contained on the Master Pages themselves.

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The easy fix is to select all the pages you want to alter the Master Page items on in the Pages panel (Shift + Click to select more than one, or Command + Click to select noncontiguous pages), then select Override All Master Page Items from the Pages panel flyout menu.

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Deals : Gadget and Gear Deals of the Day [Dealhacker]

via Lifehacker de Jason Fitzpatrick le 31/12/09

Today's your last day to cash in on 2009 deals (and potential tax write-offs!) so come on in for some New Year's Eve deals on laptops, monitors, HDTVs and more.


Computer Gear!

Home Entertainment Gear!

Portable Gear!

Free Stuff!

Thanks Dealzon, TechDealDigger, Slickdeals, Fatwallet, TechBargains, CheapStingyBargains, CheapCollegeGamers, and GamerHotline!


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LIBRE : L'ouverture selon Google : « The meaning of open » traduit en français

via Framablog de aKa le 31/12/09

Zach Klein - CC byLe Framablog termine l’année avec une traduction de poids qui offre quelque part une excellente transition entre la décennie précédente et la décennie suivante, parce que le vaste sujet évoqué sera, mais en fait est déjà, un enjeu crucial pour l’avenir.

Le mot « open » est servi à toutes les sauces en ce moment dans le monde anglophone. Un peu comme l’écologie, c’est un mot à la mode qui pénètre de plus en plus de domaines, et tout le monde se doit de l’être ou de feindre de l’être sous peine d’éveiller les soupçons, voire la réprobation.

Mais dans la mesure où il n’en existe pas de définition précise, chacun le comprend comme il veut ou comme il peut. Et l’écart peut être grand entre un logiciel libre et une multinationale qui se déclarent tous deux comme « open ». Une multinationale comme Google par exemple !

Il n’est pas anodin que le vice-président de la gestion des produits et du marketing, Jonathan Rosenberg, ait pris aujourd’hui sa plume pour publiquement expliquer (ou tenter d’expliquer) dans le détail ce que Google entendait par « open », dans un récent billet du blog officiel de la société intitulé, excusez du peu, The meaning of Open (comme d’autres s’interrogent sur le meaning of life).

Tout comme l’autre géant Facebook, Google est en effet actuellement sous la pression de ceux qui, entre autres, s’inquiètent du devenir des données personnelles traitées par la société[1]. Et cette pression ira croissante au fur et à mesure que Google aura une place de plus en plus grande sur Internet, à grands coups de services qui se veulent a priori tous plus intéressants les uns que les autres.

« Don’t be evil » est le slogan à double tranchant que s’est donné Google. Nous ne sommes certainement pas en face du diable, mais ce n’est pas pour autant que nous allons lui accorder le bon Dieu sans confession.

À vous de juger donc si, dans le contexte actuel, ce document est une convaincante profession de foi.

Nous avons choisi de traduire tout du long « open » par « ouverture » ou « ouvert ». L’adéquation n’est pas totalement satisfaisante, mais laisser le terme d’origine en anglais eut été selon nous plus encore source de confusion.

L’ouverture selon Google

Google and The meaning of open

Jonathan Rosenberg - 21 décembre 2009 - Blog officiel de Google
(Traduction non officielle Framalang : Goofy et Olivier)

La semaine dernière j’ai envoyé un email interne sur le sens de « l’ouverture » appliquée à Internet, Google et nos utilisateurs. Dans un souci de transparence, j’ai pensé qu’il pouvait être opportun de partager également ces réflexions à l’extérieur de notre entreprise.

Chez Google nous sommes persuadés que les systèmes ouverts l’emporteront. Ils conduisent à davantage d’innovation, de valeur, de liberté de choix pour les consommateurs et à un écosystème dynamique, lucratif et compétitif pour les entreprises. Un grand nombre d’entre elles prétendront à peu près la même chose car elles savent que se positionner comme ouvertes est à la fois bon pour leur image de marque et totalement sans risque. Après tout, dans notre industrie il n’existe pas de définition précise de ce que peut signifier « ouvert ». C’est un terme à la Rash?mon (NdT : expression issue du film éponyme de Kurosawa) : à la fois extrêmement subjectif et d’une importance vitale.

Le thème de l’ouverture est au centre de nombreuses discussions ces derniers temps chez Google. J’assiste à des réunions autour d’un produit où quelqu’un déclare que nous devrions être davantage « ouverts ». Il s’ensuit un débat qui révèle que même si l’« ouverture » fait l’unanimité, nous ne sommes pas forcément d’accord sur ce qu’elle implique concrètement.

Face à ce problème récurrent, j’en arrive à penser que nous devrions exposer notre définition de l’ouverture en termes suffisamment clairs, afin que chacun puisse la comprendre et la défendre. Je vous propose ainsi une définition fondée sur mes expériences chez Google et les suggestions de plusieurs collègues. Ces principes nous guident dans notre gestion de l’entreprise et dans nos choix sur les produits, je vous encourage donc à les lire soigneusement, à les commenter et les débattre. Puis je vous invite à vous les approprier et à les intégrer à votre travail. Il s’agit d’un sujet complexe et si un débat à lieu d’être (ce dont je suis persuadé), il doit être ouvert ! Libre à vous d’apporter vos commentaires.

Notre définition de l’ouverture repose sur deux composantes : la technologie ouverte et l’information ouverte. La technologie ouverte comprend d’une part l’open source, ce qui veut dire que nous soutenons activement et publions du code qui aide Internet à se développer, et d’autre part les standards ouverts, ce qui signifie que nous adhérons aux standards reconnus et, s’il n’en existe pas, nous travaillons à la création de standards qui améliorent Internet (et qui ne profitent pas seulement à Google). L’information ouverte comprend trois idées principales : les informations que nous détenons sur nos utilisateurs servent à leur apporter une valeur ajoutée, nous faisons preuve de transparence sur les informations les concernant dont nous disposons et nous leur donnons le contrôle final sur leurs propres informations. Voilà le but vers lequel nous tendons. Dans bien des cas nous ne l’avons pas encore atteint, mais j’espère que la présente note contribuera à combler le fossé entre la théorie et la pratique.

Si nous pouvons incarner un engagement fort à la cause de l’ouverture, et je suis persuadé que nous le pouvons, nous aurons alors une occasion unique de donner le bon exemple et d’encourager d’autres entreprises et industries à adopter le même engagement. Et si elles le font, le monde s’en trouvera un peu meilleur.

Les systèmes ouverts sont gagnants

Pour vraiment comprendre notre position, il faut commencer par l’assertion suivante : les systèmes ouverts sont gagnants. Cela va à l’encontre de tout ce en quoi croient ceux qui sont formatés par les écoles de commerce, ceux qui ont appris à générer une avantage compétitif durable en créant un système fermé, en le rendant populaire, puis en tirant profit du produit pendant tout son cycle de vie. L’idée répandue est que les entreprises devraient garder les consommateurs captifs pour ne laisser aucune place à la concurrence. Il existe différentes approches stratégiques, les fabricants de rasoirs vendent leurs rasoirs bon marché et leurs lames très cher, tandis que ce bon vieux IBM fabrique des ordinateurs centraux coûteux et des logiciels… coûteux aussi. D’un autre côté, un système fermé bien géré peut générer des profits considérables. Cela permet aussi à court terme de mettre sur le marché des produits bien conçus, l’iPod et l’iPhone en sont de bons exemples, mais finalement l’innovation dans un système fermé tend à être, au mieux, incrémentale (est-ce qu’un rasoir à quatre lames est vraiment tellement mieux qu’un rasoir à trois lames ?). Parce que la priorité est de préserver le statu quo. L’autosatisfaction est la marque de fabrique de tous les systèmes fermés. Si vous n’avez pas besoin de travailler dur pour garder votre clientèle, vous ne le ferez pas.

Les systèmes ouverts, c’est exactement l’inverse. Ils sont compétitifs et bien plus dynamiques. Dans un système ouvert, un avantage compétitif n’est pas assujetti à l’emprisonnement des consommateurs. Il s’agit plutôt de comprendre mieux que tous les autres un système très fluctuant et d’utiliser cette intuition pour créer de meilleurs produits plus innovants. L’entreprise qui tire son épingle du jeu dans un système ouvert est à la fois douée pour l’innovation rapide et la conception avant-gardiste ; le prestige du leader dans la conception attire les consommateurs et l’innovation rapide les retient. Ce n’est pas facile, loin de là, mais les entreprises qui réagissent vite n’ont rien à redouter, et lorsqu’elles réussissent elles peuvent générer de gigantesques dividendes.

Systèmes ouverts et entreprises prospères ne sont pas inconciliables. Ils tirent parti de l’intelligence collective et incitent les entreprises à une saine concurrence, à l’innovation et à miser leur succès sur le mérite de leurs produits et pas seulement sur un brillant plan marketing. La course à la carte du génome humain est un bon exemple.

Dans leur livre Wikinomics, Don Tapscott et Anthony Williams expliquent comment, au milieu des années 90, des entreprises privées ont découvert et breveté de grandes portions des séquences de l’ADN et ont prétendu contrôler l’accès à ces données et leur tarif. Faire ainsi du génome une propriété privée a fait grimper les prix en flèche et a rendu la découverte de nouveaux médicaments bien plus difficile. Et puis, en 1995, Merck Pharmaceuticals et le Centre de Séquençage du Génome de l’Université de Washington ont changé la donne avec une nouvelle initiative « ouverte » baptisée l’Index Génétique Merck. En trois ans seulement ils ont publié plus de 800 000 séquences génétiques et les ont mises dans le domaine public et bientôt d’autres projets collaboratifs ont pris le relais. Tout cela au sein d’un secteur industriel où la recherche initiale et le développement étaient traditionnellement menés dans des laboratoires « fermés ». Par sa démarche « ouverte », Merck a donc non seulement modifié la culture d’un secteur entier mais aussi accéléré le tempo de la recherche biomédicale et le développement des médicaments. L’entreprise a donné aux chercheurs du monde entier un accès illimité à des données génétiques, sous forme d’une ressource « ouverte ».

Les systèmes ouverts permettent l’innovation à tous les niveaux, voilà une autre différence majeure entre les systèmes ouverts et fermés. Ils permettent d’innover à tous les étages, depuis le système d’exploitation jusqu’au niveau de l’application, et pas uniquement en surface. Ainsi, une entreprise n’est pas dépendante du bon vouloir d’une autre pour lancer un produit. Si le compilateur GCC que j’utilise a un bogue, je peux le corriger puisque le compilateur est open source. Je n’ai pas besoin de soumettre un rapport de bogue et d’espérer que la réponse arrivera rapidement.

Donc, si vous essayez de stimuler la croissance d’un marché entier, les systèmes ouverts l’emportent sur les systèmes fermés. Et c’est exactement ce que nous nous efforçons de faire avec Internet. Notre engagement pour les systèmes ouverts n’est pas altruiste. C’est simplement dans notre intérêt économique puisque un Internet ouvert génère un flot continu d’innovations qui attirent les utilisateurs et créé de nouveaux usages, pour finalement faire croître un marché tout entier. Hal Varian note cette équation dans son livre Les règles de l’information :

 le gain = (la valeur totale ajoutée à une industrie) x (la part de marché dans cette industrie) 

Toutes choses étant égales par ailleurs, une augmentation de 10% de l’un ou l’autre de ces deux facteurs devrait produire au résultat équivalent. Mais dans notre marché une croissance de 10% génèrera un revenu bien supérieur parce qu’elle entraîne des économies d’échelle dans tout le secteur, augmentant la productivité et réduisant les coûts pour tous les concurrents. Tant que nous continuerons d’innover en sortant d’excellents produits, nous prospèrerons en même temps que tout notre écosystème. Nous aurons peut-être une part plus petite, mais d’un plus grand gâteau.

En d’autres termes, l’avenir de Google dépend de la sauvegarde d’un Internet ouvert, et notre engagement pour l’ouverture développera le Web pour tout le monde, y compris Google.

La technologie ouverte

Pour définir l’ouverture, il faut commencer par les technologies sur lesquelles repose Internet : les standards ouverts et les logiciels open source.

Les standards ouverts

Le développement des réseaux a toujours dépendu des standards. Lorsqu’on a commencé à poser des voies ferrées à travers les États-Unis au début du 19ème siècle, il existait différents standards d’écartement des voies. Le réseau ferré ne se développait pas et n’allait pas vers l’ouest jusqu’à ce que les diverses compagnies ferroviaires se mettent d’accord sur un écartement standard. (Dans ce cas précis la guerre de standards a été une vraie guerre : les compagnies ferroviaires sudistes furent obligées de convertir plus de 1100 miles au nouveau standard après que la Confédération eut perdu contre l’Union pendant la Guerre Civile.)

Il y eut un autre précédent en 1974 quand Vint Cerf et ses collègues proposèrent d’utiliser un standard ouvert (qui deviendrait le protocole TCP/IP) pour connecter plusieurs réseaux d’ordinateurs qui étaient apparus aux USA. Ils ne savaient pas au juste combien de réseaux avaient émergé et donc « l’Internet », mot inventé par Vint, devait être ouvert. N’importe quel réseau pouvait se connecter en utilisant le protocole TCP/IP, et grâce à cette décision à peu près 681 millions de serveurs forment aujourd’hui Internet.

Aujourd’hui, tous nos produits en développement reposent sur des standards ouverts parce que l’interopérabilité est un élément crucial qui détermine le choix de l’utilisateur. Quelles en sont les implications chez Google et les recommandation pour nos chefs de projets et nos ingénieurs ? C’est simple : utilisez des standards ouverts autant que possible. Si vous vous risquez dans un domaine où les standards ouverts n’existent pas, créez-les. Si les standards existants ne sont pas aussi bons qu’ils le devraient, efforcez-vous de les améliorer et rendez vos améliorations aussi simples et documentées que possible. Les utilisateurs et le marché au sens large devraient toujours être nos priorités, pas uniquement le bien de Google. Vous devriez travailler avec les organismes qui établissent les normes pour que nos modifications soient ajoutées aux spécifications validées.

Nous maitrisons ce processus depuis un certain temps déjà. Dans les premières années du Google Data Protocol (notre protocole standard d’API, basé sur XML/Atom), nous avons travaillé au sein de l’IEFT (Atom Protocol Working Group) à élaborer les spécifications pour Atom. Mentionnons aussi notre travail récent au WC3 pour créer une API de géolocation standard qui rendra plus facile le développement d’applications géolocalisées pour le navigateur. Ce standard aide tout le monde, pas seulement nous, et offrira aux utilisateurs beaucoup plus d’excellentes applications mises au point par des milliers de développeurs.

Open source

La plupart de ces applications seront basées sur des logiciels open source, phénomène à l’origine de la croissance explosive du Web de ces quinze dernières années. Un précédent historique existe : alors que le terme « Open Source » a été créé à la fin des années 90, le concept de partage de l’information utile dans le but de développer un marché existait bien avant Internet. Au début des années 1900, l’industrie automobile américaine s’accorda sur une licence croisée suivant laquelle les brevets étaient partagés ouvertement et gratuitement entre fabricants. Avant cet accord, les propriétaires du brevet des moteurs à essence à deux temps contrôlaient carrément l’industrie.

L’open source de nos jours va bien plus loin que le groupement de brevets de l’industrie automobile naissante, et a conduit au développement des composants logiciels sur lesquels est bâti Google : Linux, Apache, SSH et d’autres. En fait, nous utilisons des dizaines de millions de lignes de code open source pour faire tourner nos produits. Nous renvoyons aussi l’ascenseur : nous sommes les plus importants contributeurs open source du monde, avec plus de 800 projets pour un total de 20 millions de lignes de code open source, avec quatre projets (Chrome, Android, Chrome OS et le Google Web Toolkit) qui dépassent chacun un million de lignes. Nos équipes collaborent avec Mozilla et Apache et nous fournissons une plateforme d’hébergement de projets open source (code.google.com/hosting) qui en accueille plus de 250 000. Ainsi, non seulement nous savons que d’autres peuvent participer au perfectionnement de nos produits, mais nous permettons également à tout un chacun de s’inspirer de nos produits s’il estime que nous n’innovons plus assez.

Lorsque nous libérons du code, nous utilisons la licence ouverte, standard, Apache 2.0, ce qui signifie que nous ne contrôlons pas le code. D’autres peuvent s’en emparer, le modifier, le fermer et le distribuer de leur côté. Android en est un bon exemple, car plusieurs assembleurs OEM ont déjà tiré parti du code pour en faire des choses formidables. Procéder ainsi comporte cependant des risques, le logiciel peut se fragmenter entre différentes branches qui ne fonctionneront pas bien ensemble (souvenez-vous du nombre de variantes d’Unix pour station de travail : Apollo, Sun, HP, etc.). Nous œuvrons d’arrache-pied pour éviter cela avec Android.

Malgré notre engagement pour l’ouverture du code de nos outils de développement, tous les produits Google ne sont pas ouverts. Notre objectif est de maintenir un Internet ouvert, qui promeut le choix et la concurrence, empêchant utilisateurs et développeurs d’être prisonniers. Dans de nombreux cas, et particulièrement pour notre moteur de recherche et nos projets liés à la publicité, ouvrir le code ne contribuerait pas à atteindre ces objectifs et serait même dommageable pour les utilisateurs. La recherche et les marchés publicitaires se livrent déjà une concurrence acharnée pour atteindre les prix les plus justes, si bien que les utilisateurs et les publicitaires ont déjà un choix considérable sans être prisonniers. Sans parler du fait qu’ouvrir ces systèmes permettrait aux gens de « jouer » avec nos algorithmes pour manipuler les recherches et les évaluations de la qualité des publicités, en réduisant la qualité pour tout le monde.

Alors lorsque que vous créez un produit ou ajoutez de nouvelles fonctions, il faut vous demander : est-ce que rendre ce code open source va promouvoir un Internet ouvert ? Est-ce qu’il va augmenter le choix de l’utilisateur, du publicitaire et des partenaires ? Est-ce qu’il va en résulter une plus grande concurrence et davantage d’innovation ? Si c’est le cas, alors vous devriez passer le code en open source. Et quand vous le ferez, faite-le pour de bon ; ne vous contentez pas de le balancer dans le domaine public et puis de l’oublier. Assurez-vous que vous avez les ressources pour maintenir le code et que vos développeurs soient prêt à s’y consacrer. Le Google Web Toolkit, que nous avons développé en public en utilisant un gestionnaire de bogues et un système de version publics, est ainsi un exemple de bonnes pratiques.

L’information ouverte

La création des standards ouverts et de l’open source a transformé le Web en un lieu où d’énormes quantités d’informations personnelles sont régulièrement mises en ligne : des photos, des adresses, des mises à jour… La quantité d’informations partagées et le fait qu’elles soient enregistrées à jamais impliquent une question qu’on ne se posait pas vraiment il y a quelques années : qu’allons-nous faire de ces informations ?

Historiquement, les nouvelles technologies de l’information ont souvent permis l’émergence de nouvelles formes de commerce. Par exemple, quand les marchands du bassin méditerranéen, vers 3000 avant JC ont inventé les sceaux (appelés bullae) pour s’assurer que leur cargaison atteindrait sa destination sans être altérée, ils ont transformé un commerce local en commerce longue distance. Des modifications semblables ont été déclenchées par l’apparition de l’écriture, et plus récemment, par celle des ordinateurs. À chaque étape, la transaction, un accord mutuel où chaque partie trouve son compte, était générée par un nouveau type d’information qui permettait au contrat d’être solidement établi.

Sur le Web la nouvelle forme de commerce, c’est l’échange d’informations personnelles contre quelque chose qui a de la valeur. C’est une transaction à laquelle participent des millions d’entre nous chaque jour et qui a d’énormes avantages potentiels. Un assureur automobile peut surveiller les habitudes de conduite d’un client en temps réel et lui donner un bonus s’il conduit bien, un malus dans le cas contraire, grâce aux informations (suivi GPS) qui n’étaient pas disponibles il y a seulement quelques années. C’est une transaction tout à fait simple, mais nous rencontrerons des cas de figure bien plus délicats.

Supposons que votre enfant ait une allergie à certains médicaments. Est-ce que vous accepteriez que son dossier médical soit accessible par une seringue intelligente en ligne qui empêcherait un médecin urgentiste ou une infirmière de lui administrer accidentellement un tel médicament ? Moi je pourrais le faire, mais vous pourriez décider que le bracelet autour de son poignet est suffisant (NdT : voir allergy bracelet). Et voilà le problème, tout le monde ne prendra pas la même décision, et quand on en vient aux informations personnelles nous devons traiter chacune de ces décisions avec le même respect.

Mais si mettre davantage d’informations en ligne peut être bénéfique pour tout le monde, alors leurs usages doivent être régis par des principes suffisamment responsables, proportionnés et flexibles pour se développer et s’adapter à notre marché. Et à la différence des technologies ouvertes, grâce auxquelles nous souhaitons développer l’écosystème d’Internet, notre approche de l’information ouverte est de créer la confiance avec les individus qui s’engagent dans cet écosystème (les utilisateurs, les partenaires et les clients). La confiance est la monnaie la plus importante en ligne, donc pour la créer nous adhérons à trois principes de l’information ouverte : valeur, transparence et contrôle.

La valeur

En premier lieu, nous devons créer des produits qui ont une valeur aux yeux des utilisateurs. Dans de nombreux cas, nous pouvons faire des produits encore meilleurs si nous disposons de davantage d’informations sur l’utilisateur, mais des problèmes de protection de la vie privée peuvent survenir si les gens ne comprennent pas quelle valeur ajoutée ils obtiennent en échange de leurs informations. Expliquez-leur cette valeur cependant, et le plus souvent ils accepteront la transaction. Par exemple, des millions de gens laissent les organismes de cartes de crédit retenir leurs informations au moment de l’achat en ligne, en échange cela leur évite d’utiliser de l’argent liquide.

C’est ce que nous avons fait lorsque nous avons lancé Interest-Based Advertising (la publicité basée sur l’intérêt des utilisateurs) en mars. L’IBA rend les publicités plus pertinentes et plus utiles. C’est une valeur ajoutée que nous avons créée, basée sur les informations que nous collectons. L’IBA comprend aussi un gestionnaire de préférences de l’utilisateur qui lui explique clairement ce qu’il obtiendra en échange de ses informations, qui lui permet de se désengager ou de régler ses paramètres. La plupart des gens parcourant le gestionnaire de préférences choisissent de régler leurs préférences plutôt que de se désinscrire parce qu’ils ont pris conscience de l’intérêt de recevoir des publicités ciblés.

Telle devrait être notre stratégie : dire aux gens, de façon explicite et en langage clair, ce que nous savons d’eux et pourquoi il leur est profitable que nous le sachions. Vous croyez peut-être que la valeur de nos produits est tellement évidente qu’elle n’a pas besoin d’être expliquée ? Pas si sûr.

La transparence

Ensuite, il nous faut permettre aux utilisateurs de trouver facilement quelles informations nous collectons et stockons à travers tous nos produits. Le tableau de bord Google est à ce titre un énorme pas en avant (NdT : le Google Dashboard). En une page, les utilisateurs peuvent voir quelles données personnelles sont retenues par tel produit Google (ce qui couvre plus de 20 produits, notamment Gmail, YouTube et la recherche) et où ils peuvent contrôler leurs paramètres personnels. Nous sommes, à notre connaissance, la première entreprise sur Internet à offrir un tel service et nous espérons que cela deviendra la norme. Un autre exemple est celui de notre politique de confidentialité, qui est rédigée pour des être humains et non pour des juristes.

Nous pouvons cependant en faire plus encore. Tout produit qui récolte des informations sur les utilisateurs doit apparaître sur le tableau de bord. S’il y est déjà, vous n’en avez pas fini pour autant. À chaque nouvelle version ou nouvelle fonctionnalité, demandez-vous si vous ne devriez pas ajouter quelques nouvelles informations au tableau de bord (peut-être même des informations sur les utilisateurs publiquement disponibles sur d’autres sites).

Réfléchissez aux moyen de rendre vos produits plus transparents aussi. Quand vous téléchargez une application pour Android, par exemple, votre appareil vous dit à quelles informations l’application pourra accéder, concernant votre téléphone et vous-même, et vous pouvez alors décider si vous souhaitez ou non poursuivre. Pas besoin de faire une enquête approfondie pour trouver quelles informations vous divulguez, tout est écrit noir sur blanc et vous êtes libre de décider (NdT : allusion à peine voilée aux récents problèmes rencontrés par l’iPhone sur le sujet). Votre produit entre dans cette catégorie ? Comment la transparence peut-elle servir la fidélisation de vos utilisateurs ?

Le contrôle

Nous devons toujours donner le contrôle final à l’utilisateur. Si nous avons des informations sur lui, comme avec l’IBA, il devrait être facile pour lui de les supprimer et de se désinscrire. S’il utilise nos produits et stocke ses contenus chez nous, ce sont ses contenus, pas les nôtres. Il devrait être capable de les exporter et de les supprimer à tout moment, gratuitement, et aussi aisément que possible. Gmail est un très bon exemple de ce processus puisque nous proposons une redirection gratuite vers n’importe quelle adresse. La possibilité de changer d’opérateur est cruciale, donc au lieu de bâtir des murs autour de vos produits, bâtissez des ponts. Donnez vraiment le choix aux utilisateurs.

S’il existe des standards pour gérer les données des utilisateurs, nous devons nous y conformer. S’il n’existe pas de standard, nous devons travailler à en créer un qui soit ouvert et profite au Web tout entier, même si un standard fermé nous serait plus profitable (souvenez-vous que ce n’est pas vrai !). Entretemps nous devons faire tout notre possible pour que l’on puisse quitter Google aussi facilement que possible. Google n’est pas l’Hôtel California (NdT : en référence à la célèbre chanson des Eagles), vous pouvez le quitter à tout moment et vous pouvez vraiment partir, pour de bon !

Comme le signalait Eric dans une note stratégique « nous ne prenons pas les utilisateurs au piège, nous leur facilitons la tâche s’ils veulent se tourner vers nos concurrents ». On peut comparer cette politique aux sorties de secours dans un avion, une analogie que notre PDG apprécierait. Vous espérez n’avoir jamais à les utiliser, mais vous êtes bien content qu’elles soient là et seriez furieux s’il n’y en avait pas.

Voilà pourquoi nous avons une équipe, le Data Liberation Front (dataliberation.org) (NdT : le Front de Libération des Données), dont le travail consiste à rendre la « désinscription » facile. Leurs derniers hauts faits : Blogger (les gens qui choisissent de quitter Blogger pour un autre service peuvent facilement emporter leurs données avec eux) et les Docs (les utilisateurs peuvent maintenant rassembler tous leurs documents, présentations, feuilles de calcul dans un fichier compressé et le télécharger). Créez vos produits en ayant ceci à l’esprit. Vous pouvez le faire grâce à une bonne API publique (NdT : interface de programmation) répertoriant toutes les données de vos utilisateurs. N’attendez pas d’être en version 2 ou 3, discutez-en le plus tôt possible et faites-en une fonctionnalité dès le démarrage de votre projet.

Lorsque les journalistes du Guardian (un quotidien anglais de premier ordre) ont rendu compte des travaux du Data Liberation Front , ils ont déclaré que c’était « contre-intuitif » pour ceux qui sont « habitués à la mentalité fermée des guerres commerciales passées ». Ils ont raison, c’est contre-intuitif pour les gens qui sont restés coincés dans leur conception d’école de commerce, mais si nous faisons bien notre travail, ce ne sera plus le cas. Nous voulons faire de l’ouverture la norme. Les gens vont s’y habituer doucement, ensuite elle deviendra la norme et ils l’exigeront. Et s’ils ne l’obtiennent pas cela ne leur plaira pas. Nous considèrerons notre mission accomplie lorsque l’ouverture ira de soi.

Plus c’est grand, mieux c’est

Les systèmes fermés sont bien définis et génèrent du profit, mais seulement pour ceux qui les contrôlent. Les systèmes ouverts sont chaotiques et génèrent du profit, mais seulement pour ceux qui les comprennent bien et s’adaptent plus vite que les autres. Les systèmes fermés se développent vite alors que les systèmes ouverts se développent plus lentement, si bien que parier sur l’ouverture nécessite de l’optimisme, de la volonté et les moyens de pouvoir se projeter sur le long terme. Heureusement, chez Google nous avons ces trois atouts.

En raison de notre dimension, de nos compétences et de notre appétit pour les projets ambitieux, nous pouvons relever des défis importants nécessitant de lourds investissements sans perspective évidente de rentabilité à court terme. Nous pouvons photographier toutes les rues du monde pour que vous puissiez explorer le quartier autour de l’appartement que vous envisagez de louer, à plusieurs milliers de kilomètres de chez vous. Nous pouvons numériser des milliers de livres et les rendre largement accessibles (tout en respectant les droits des auteurs et des éditeurs). Nous pouvons créer un système de mail qui vous donne un gigaoctet d’espace de stockage (maintenant plus de 7 gigas, en fait) au moment où tous les autres services ne vous procurent guère qu’une petite fraction de ce volume. Nous pouvons traduire instantanément des pages Web dans n’importe quelle des 51 langues disponibles. Nous pouvons traiter des recherches de données qui aident les agences de santé publiques à détecter plus tôt les pics d’épidémie grippale. Nous pouvons élaborer un navigateur plus rapide (Chrome), un meilleur système d’exploitation pour mobile (Android), et une plateforme de communication entièrement nouvelle (Wave), et puis nous pouvons ouvrir tout cela pour que le monde entier puisse innover sur cette base, afin de la personnaliser et l’améliorer.

Nous pouvons réaliser tout cela parce que ce sont des problèmes d’information et que nous avons des spécialistes en informatique, en technologie, et les capacités informatiques pour résoudre ces problèmes. Quand nous le faisons, nous créons de nombreuses plateformes, pour les vidéos, les cartes, les mobiles, les ordinateurs personnels, les entreprises, qui sont meilleures, plus compétitives et plus innovantes. On nous reproche souvent d’être de trop « gros », mais parfois être plus gros nous permet de nous attaquer à ce qui semble impossible.

Tout ceci sera pourtant vain si nous négocions mal le virage de l’ouverture. Il nous faut donc nous pousser nous-mêmes en permanence. Est-ce que nous contribuons à des standards ouverts qui bénéficient à l’industrie ? Qu’est-ce qui nous empêche de rendre notre code open source ? Est-ce que nous donnons à nos utilisateurs davantage de valeur, de transparence et de contrôle ? Pratiquez l’ouverture autant que vous le pouvez et aussi souvent que possible, et si quelqu’un se demande si c’est la bonne stratégie, expliquez-lui pourquoi ce n’est pas simplement une bonne stratégie, mais la meilleure qui soit . Elle va transformer les entreprises et le commerce de ce tout début du siècle, et quand nous l’aurons emporté nous pourrons effectivement ré-écrire les topos des écoles de commerce pour les décennies à venir.

Un Internet ouvert transformera notre vie tout entière. Il aura le pouvoir d’apporter les informations du monde entier jusque dans le creux de la main de chacun et de donner à chacun le pouvoir de s’exprimer librement. Ces prédictions étaient dans un e-mail que je vous ai envoyé au début de cette année (repris ensuite dans un billet du blog) et qui vous décrivait ma vision du futur d’Internet. Mais maintenant je vous parle d’action, pas de vision. L’Internet ouvert a ses détracteurs, des gouvernements désirant en contrôler l’accès, des entreprises luttant dans leur intérêt exclusif pour préserver le statu quo. Ces forces sont puissantes et si elles réussissent, nous allons nous retrouver entravés dans un Internet fragmenté, stagnant, à coût élevé et à faible concurrence.

Nos compétences et notre culture nous offrent l’occasion et nous donnent la responsabilité d’empêcher que cela n’arrive. Nous croyons que la technologie a le pouvoir de répandre l’information. Nous croyons que l’information a le pouvoir d’améliorer les choses. Nous croyons que la majorité ne profitera de cette révolution que grâce à l’ouverture. Nous sommes des techno-optimistes confiants dans l’idée que le chaos de l’ouverture profite à tout le monde. Et nous nous battrons pour la promouvoir en toutes occasions.

L’ouverture l’emportera. Elle l’emportera sur Internet et gagnera par effet boule de neige beaucoup de domaines de notre vie. L’avenir des gouvernements est la transparence. L’avenir du commerce est l’information réciproque. L’avenir de la culture est la liberté. L’avenir de l’industrie du divertissement est l’interactivité. Chacun de ces futurs dépend de l’ouverture d’Internet.

En tant que chefs de produits chez Google, vous élaborez quelque chose qui nous survivra à tous, et personne ne sait dans quelles directions Google poursuivra son développement, ni à quel point Google va changer la vie des gens. Dans cette perspective, nous sommes comme notre collègue Vint Cerf, qui ne savait pas exactement combien de réseaux feraient partie de ce fameux « Internet » et qui l’a laissé ouvert par défaut. Vint a certainement eu raison. Je crois que le futur nous donnera raison aussi.

Notes

[1] Crédit photo : Zach Klein (Creative Commons By)


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L’art de choisir : les bottes et chaussures de randonnée

via Altitude Blog de Germain Altitude le 05/08/09

Lart de choisir : les bottes et chaussures de randonnéeVous vous embarquez sur une randonnée de rêve et sûr votre liste vous avez marqué en gros : bottes de randonnées. Rendu au magasin, vous êtes bouchebé devant le mur de bottes. Tant de styles, tant de prix, tant de types. Que faire ? Une solution s'impose. Consulter mon guide sur l'art de choisir des bottes et chaussures de randonnée.

1-Rappel

Utilité d’une chaussure de marche

Stabilité : Elle nous soutient sur les sentiers accidentés et/ou avec une charge au dos.

Support : Afin d’éviter les entorses et blessures aux pieds.

Réduction de l’effort : Plus le pied est stable, moins les muscles des pieds et mollets travaillent... Les cuisses, plus fortes, reprennent l’effort. Ainsi on économise notre énergie.

Les ampoules aux  pieds

L’enemi # 1 en randonnée ; leurs causes :

La friction : Les bottes doivent être bien ajustées aux pieds...Bon modèle, bon volume, bonne pointure, bon laçage.

L’humidité : Il est important que les pieds restent au sec. Choisir un bas qui gère bien l’humidité tout en procurant un coussinage et qui maintient une température parfaite.

Ne pas oublier !

Les chaussures sont la pièce d’équipement la plus importante pour votre randonnée. C’est un investissement pour le confort et plaisir de marcher.

2-Choisir

3 types de supports à considérer

Support en torsion : pour soutenir le pied latéralement. Procurera le support pour la cheville.

Support en flexion : rigidité variante en fonction du terrain. Fournit un soutient pour terrains non-aménagés ou facilite la démarche sur sentiers dégagés

Enveloppe : Garde le pied en place. Pour ce faire, elle doit y être parfaitement ajustée. Le cuir protège des roches, branches ou autres détritus pouvant vous blesser.

En fonction du type de randonnée

Courte randonnée sur chemins pavés, aménagés ou accidentés avec une chaussure de randonnée légère, d’approche ou botte de courte randonnée.

Lart de choisir : les bottes et chaussures de randonnée

En montagne, on favorisera une botte de longue randonnée avec plus de support ou une botte d’alpinisme ajustée, plus technique pour les mouvements précis et pouvant accueillir des crampons.

Lart de choisir : les bottes et chaussures de randonnée
Une randonnée plus longue signifie une charge plus lourde à transporter et nécessite donc un support accru.
Lart de choisir : les bottes et chaussures de randonnée

Utilisation la plus fréquente

Évitez de choisir une botte trop rigide si vous avez besoin de plus d’aisance et d’une démarche plus naturelle. A l’inverse une chaussure trop molle vous demandera plus d’effort si vous êtes chargé ou en randonnée plus technique.

On ne devrait pas avoir besoin de ramollir ou « casser » ses bottes si elles ont été choisies pour l‘usage prescrit.

Choisissez selon VOS besoins les plus fréquents et non pour les rares fois où une randonnée plus spécifique se présenterait.

Le pied masculin VS le pied féminin

En général, le pied de l’homme est plus large et l’arche y est moins prononcée. Ainsi le cou-de-pied est plus bas. Le mollet est plus court et plus arrondi.

Le pied de la femme est plus petit en surface, l’arche est plus prononcée, le talon plus fin et le mollet descend plus bas.

Les manufacturiers tiennent compte de ces différences lors de la confection des moules pour les chaussures et bottes.

3-Les bottes aux pieds

Essayer c’est comparer

On ne doit pas choisir avec les yeux mais bien en enfilant les modèles suggérés. Le mariage pied-botte doit prédominer sur l’esthétique.

Ainsi, on recherche le confort en premier…Éliminez les incertains.

À chaque modèle son moule et donc son ajustement différent.

Déterminez si le support ressenti est suffisant ou nuisible.

Pour la perfection, on peut apporter quelques modifications : Changement des fausses-semelles, talonnette, changement de lacets.

Considération importante : Vous devez retirer les fausses-semelles pour bien installer vos orthèses ou supports plantaires afin qu’ils reposent bien à plat dans la chaussure.

4-Vérifications pour la perfection

Longueur

Utilisez votre semelle interne comme guide : en la retirant, assurez-vous d’avoir un espace de la largeur d’un doigt devant les orteils. Ainsi ces dernières ne frapperont pas le bout de la botte lors des descentes.

Lart de choisir : les bottes et chaussures de randonnée

Une attention particulière doit être apportée si vous êtes sujet à la pronation. Il est recommandé de consulter un spécialiste qui vous proposera des supports plantaires ou des orthèses. La pronation cause l’élongation. Si on ne soutient pas la voute plantaire, le pied, sous le poids du corps, s’affaise et s’allonge. Ce qui peut entrainer un frottement des orteils au bout de la chaussure. D’où l’importance d’avoir un bon support d’arche.

Largeur et volume

La longueur n’est pas le seul point à vérifier dans le choix d’une chaussure parfaite. Entre le pied et la botte, il ne doit pas y avoir de vide qui causera des frottements comme le ferait une chaussure trop large. A l’inverse, une botte trop étroite causera des douleurs aux métatarses. Il est donc important que la largeur soit la bonne pour votre pied. Le volume de la botte peut être réduit au minimum en remplaçant la fausse semelle pour en mettre une plus épaisse et en portant une attention soignée au laçage. Visuellement, les oeillets devraient être paralèlles, ce qui indique que le pied rempli bien l’espace. Les lacets doivent être bien ajustés du devant de la botte jusqu’à la cheville en portant attention aux importants crochets de talons.

Ajustement précis aux pieds

En marchant, on ne devrait pas ressentir de frottements aux talons, ces derniers doivent rester en place. Aucun mouvement des pieds vers l’avant en descente. La languette devrait être confortable au cou-de-pied et le pied ne devrait pas être entravé par des matériaux, ce qui causera des ampoules à long terme.

Le modèle choisi offre-t-il la stabilité recherchée?  En marchant avec votre modèle préféré, demandez-vous si vous ressentez le support nécessaire. Est-ce que vous vous sentez en confiance et en tout confort avec ce modèle ? Seriez-vous prêt à partir pour une randonnée d’une journée ?

5-Conception

Lart de choisir : les bottes et chaussures de randonnée

Matériaux extérieurs

Cuir

Support accru, durabilité, imperméabilité, ajustement.

Cuir pleine fleur : Surface extérieur, version lisse (très imperméable) ou rugueuse (très résistant à l’abrasion), c’est la meilleure partie de cuir disponible.

Nubuck : Un cuir pleine fleur poncé...Un peu plus mince, il est plus confortable au premier essaie et sa finition est agréable. Il est facile a imperméabiliser et moins fragile à l’abrasion.

Suède : Surface intérieure ou cuir dit refendu. À coût moindre, c’est un cuir souple et léger utilisé pour les bottes de courte randonnée et les souliers de marche.

Synthétique

Légèreté, respirabilité, prix réduit.

Une botte faite de nylon ou de cuir synthétique devrait idéalement être doublée de Gore-Tex (ou équivalent) afin de maximiser son imperméabilité. Sinon on la choisira que pour sa légèreté et sa respirabilité.

Matériaux intérieurs

Cuir

Le cuir intérieur épousera plus précisément et fidèlement le pied. Plus durable, il demandera par-contre plus d’entretien et un choix plus attentif afin qu’il prenne, dès le début, le bon moule de votre pied.

Synthétique

La cambrelle ou autre intérieur synthétique aura l’avantage de mieux respirer et de sécher plus rapidement après usage.

Quelques mythes

Ne pensez pas qu’une chaussure avec plus de coutures devient un moins bon choix. Elles feront en sorte que la chaussure sera plus détaillée et ainsi fera encore plus corps avec votre pied. De plus, les manufacturiers prennent souvent soin de sceller les coutures principales afin d’éviter les infiltrations d’eau. Les chaussures avec du Gore-Tex sont imperméabilisées à l’aide de la membrane Gore et évidemment, les coutures sont scellées afin de garantir de vous maintenir au sec !

Les semelles extérieures sont conçues pour la traction. Il est vrai que Vibram est un fabricant reconnu pour la durabilité de ses semelles. Cependant d’autres compagnies ont aussi d’excellentes réputations quant à leurs semelles. On ne doit pas regarder seulement la marque de la semelle mais bien le design des crampons. Ces derniers doivent être assez agressifs et assez dégagés les uns des autres pour se vider facilement des détritus et de la boue. Le caoutchouc devrait être assez souple pour coller aux roches mouillées tout en étant assez ferme pour éviter une usure prématurée.

Semelle

6-Les chaussettes

Lart de choisir : les bottes et chaussures de randonnée

50% du confort, 10% du prix des bottes ! Investissez, vous ne le regreterez pas.

En contrôlant l’humidité, la fibre de la chaussette est responsable du climat à l’intérieur de la botte.

Le coussinage : la chaussette remplie votre chaussure et aide à éliminer les risques de frottement.

La laine : Chaude en hiver, fraiche en été. La laine de mérinos est trois fois plus fine que la laine brute traditionnelle. Agréable à porter seule, sans sous-bas, sans craindre les irritations. Les chaussettes de randonnée en mérinos sont souvent mélangées avec des fibres polyester pour la durabilité et la gestion de l’humidité.

Les fibres synthétiques : Polyester, nylon, Coolmax, Olefin, ect...aident à l’évaporation de l’humidité par temps chaud.  En hiver, (quoique d’autres fibres comme Thermax et Thermolite aient une certaine efficacité) ces fibres doivent être mélangées à de la laine pour une meilleure évaporation. Sans laine, notre pied n’emmagasine pas assez de chaleur pour évaporer l’humidité et on se retouve avec un pied froid et humide.

Une seule paire et bien ajustée : Les nouvelles chaussettes ne nécéssitent plus le sous-bas traditionnel. Leur ajustement accru et les bouclettes tissées à l’intérieur évitent les frottements contre la peau qui causeraient des ampoules. Les fibres synthétiques, seules ou mélangées à la laine, gèrent le passage de l’humidité de facon efficace. Une seule paire de bas bien sélectionnée sera assez coussinée pour le confort immédiat et évitera les faux-plis de tissus causés par deux chaussettes indépendantes superposées.

J’espère que j’ai su vous aider dans le choix de vos bottes. Le choix d’une chaussure de randonnée est parfois compliqué, mais il est primordial. Il me fait plaisir de vous conseiller alors n’hésitez pas à me questionner. De plus, ci-bas vous trouverez une sélection de bottes de randonnées qui sont parmis les préférées chez Altitude-sports.com et ses clients.


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Plein air : L’art de choisir : le sac de couchage

via Altitude Blog de Germain Altitude le 29/07/09

Y fait chaud là-dedans

Y fait chaud là-dedans

Vous avez décidé de vous acheter un sac de couchage? Bonne décision. Maintenant, vous vous rendez compte que plusieurs options s'offrent à vous. Il y a tant de détails à considérer. Pour vous aider à faire un choix judicieux, voici un petit guide. Séparé en sept volets, il saura vous instruire afin que vous puissiez réellement savoir ce que vous voulez. Et lorsqu'on sait ce qu'on veut, la vie devient beaucoup plus facile.

1-Catégories de sacs de couchage

Été

Sacs pour camping en saison chaude ou usage intérieur (refuge, camp d’été, roulotte). Souvent rectangulaires,  mais aussi semi-rectangulaires, parfois même momie avec capuchon plat. Température de confort de +8C a -1C. Construction simple et la plupart du temps isolés avec du synthétique pour que le prix soit plus abordable.

3 saisons

Sacs les plus vendus et les plus polyvalents. Pour randonnées en montagne, camping, ou simplement pour n’avoir qu’un seul sac qui sert à plusieurs sorties entre le mois de mars et novembre.

On retrouve quelques semi-rectangulaires sur le marché, mais le choix premier est souvent la momie. Température de confort de -7C a -10C. Isolés avec du duvet ou du synthétique, leur construction est aussi plus technique.

Hiver

Les sacs d’hiver sont les plus importants car par températures très froides, notre corps doit être bien protégé. Les manufacturiers se livrent une forte compétition quant à l’efficacité, la construction détaillée et la technologie de leurs sacs les plus chauds.  Ces sacs sont toujours de forme momie afin de mieux garder l’air chaud près du corps. On les utilise entre -15C et -40C. En duvet de préférence pour un meilleur ratio poids/compressibilité/chaleur mais aussi vendus en synthétique. Ces derniers sont plus économiques mais  plus volumineux, même compressés.

2-Types d’isolants

Synthétique

Une vue en coupé de l'isolant Primaloft Sport

Une vue en coupé de l'isolant Primaloft Sport

Avantages

Rapport qualité/prix des plus intéressants.

Ils résistent mieux à l’humidité que les duvets, car leur fibre est faite de polyester qui ne retient que 1% de son poids en eau. Même humides, ils gardent au chaud et la chaleur du corps peut suffir à les sécher.  Donc, un choix donc très intéressant pour les campeurs en climat humide ou adeptes de canot-camping.

Certains isolants conçus de filaments continus ne se déplacent pas. Jumelé a des constructions en bardeau, cela évite les pertes de chaleur par point froid.

Les manufacturiers d’isolants synthétiques tentent de produire des fibres synthétiques avec les avantages du duvet. Exemple : Primaloft, Polarguard.

Très gonflants, ils emmagasinent bien la chaleur du corps.

Désavantages

Moins compressibles, les modèles plus haut de gamme sont fournis avec un sac de compression afin d’aider à reduire leur taille une fois rangés. Leur enveloppe peut être aussi très légere afin de compenser l’isolant plus volumineux. Les fibres courtes seront plus compressibles mais plus fragiles. Les fibres continues seront plus résistantes mais plus volumineuses et lourdes.

Durabilié reduite : L’isolant synthétique fini par s’affesser avec les années et de multiples compressions lors du rangement. Il est donc important de porter une attention particulière au stockage du sac lorsqu’il ne sert pas. Ne pas le ranger à la maison dans son sac de compression.

Plus lourds que les duvets. Cependant cet argument n'est pris en compte que par les randonneurs dont le poids est un élément important dans le chargement de leur sac à dos. Pour les campeurs occasionnels, motorisés ou en famille, il ne s’agit que d’un détail superflu.

Duvet

Lart de choisir : le sac de couchage

Une plume qui compose le duvet

Avantages

Le duvet offre le meilleur rapport poids/compressibilité/chaleur que le synthétique. Ils sont donc souvent reconnus comme les plus chauds.

Plus confortables car légers et souples, ils emmagasinnent sur-le-champ la chaleur que dégage le corps.

Avec un bon entretien, ils sont durables à vie. Un lavage effectué selon les recommandations, plus souvent qu'autrement, réactive les propriétés du duvet.

Le duvet d’oie est classifié en qualité et en « gonflant » par des chiffres allant de 550, 600, 650, 700, 750, 800, 850, et rarement 900. Plus le chiffre est élevé, meilleure est la qualité du duvet. On le mesure en pouces cubes par once. Plus le chiffre est élevé, plus le duvet sera gonflant et compressible. Ce chiffre n’a rien à voir avec la chaleur mais bien avec son volume, la légereté, la compressibilité et la finesse du duvet. Les sacs qui possèdent un grade élevé de duvet procurent une meilleure isolation pour un poids plus léger car on utilise moins de duvet, mais un duvet plus fin et plus gonflant.

Désavantages

Le duvet coûte plus cher que le synthétique. Sa longue vie en fait par contre un achat judicieux.

Il supporte mal l’humidité. En contact avec l’eau, il devient lourd, perd de ses propriétés isolantes  et la moisissure peut s’y installer s’il n’est pas séché aussitôt. Pour contrer ce problème, les manufacturiers offrent des duvets protégés par des enduits ou membranes imper-respirantes; en revanche ça augmente encore plus le prix du sac. Un pare-vapeur est une option qui empêche de son coté l’humidité du corps d’affecter les performance du duvet.

On ne choisi pas un duvet en fonction de l'espèce d’oiseau mais bien l'environnement dans lequel il est élevé et pour la maturité de ce dernier. Des conditions humides et froides font réagir les oiseaux qui s’enveloppent d’un duvet chaud et épais. Le duvet blanc est plus apprécié pour sa discretion et est ainsi vendu plus cher.

3-La forme du sac

Un sac momie

Un sac momie

Momie

Le sac momie est plus léger et est apprécié pour sa capacité de garder la chaleur. Plus ergonomique, il se colle au corps et y emmagasine rapidement la chaleur dégagée. Il réduit la perte de chaleur et offre un meilleur rapport chaleur/poids qu'un sac plus large. Il faut par contre prendre l’habitude de bouger AVEC le sac et non a l’intérieur de ce dernier, ce qui peut s’avérer inconfortable.

Semi- Rectangulaire

Un sac de couchage

Un sac de couchage rectangulaire

Les sacs semi-rectangulaires, peuvent constituer un choix judicieux. Plus étroits aux pieds, pour y garder la chaleur, ils laissent l’espace suffisant pour bouger un peu si vous avez tendance à tourner la nuit. Ils sont en quelque sorte des hybrides. Pas assez ergonomiques pour les températures très froides et parfois trop chauds pour la saison estivale. Excellent choix pour campeurs occasionels ou les gens claustrophobes ! Cependant, ils sont rarissimes sur le marché.

Rectangulaire

Le sac rectangulaire est populaire surtout auprès des voyageurs, des campeurs d’été et pour les sorties en refuges. Il est souvent moins chaud, plus lourd et plus  volumineux car les isolants utilisés sont de qualité moyenne. Ample et économique, il est le choix ideal du mois de mai au mois de septembre.

4-Les volumes et les températures

Il est possible de comparer les cotes de température des sacs de couchage.

Contrairement aux vêtements utilisés dans une mutitudes de conditions, les sacs le seront eux, pour une même activité : dormir.  Les usagers ayant tous essentiellement la même température corporelle et étant tous immobiles, ils peuvent avoir plus ou moins le même résultat de performance.

La cote indiquée sur le sac indique donc que la plupart des campeurs peuvent dormir confortablement si la température extérieure ne descend pas trop au-dessous de ce chiffre.

Il s’agit d’une cote de comparaison et cette dernière est obtenue a l’aide de test sur mannequins en conditions simulées selon la fabrication du sac. Les résultats sont convertis en cote de température. Tout cela est technique, il faut donc penser à adapter ces conclusions à la vie réelle. Chaque humain a un métabolisme différent et plusieurs facteurs tels que la fatigue, la forme physique, l'hydratation et l'alimentation jouent un rôle important quant à la rétention de chaleur du corps durant le sommeil. De plus, il faut tenir compte du type de tente utilisée, si elle est ventilée ou non et de l'épaisseur du matelas de sol. On peut aussi choisir un sac en fonction des températures les plus froides pour lesquels on pense l’utiliser.

5-La construction

Cousu bord à bord

L'avantage de cette méthode est son faible coût. Cependant, les coutures créeront des points froids.

Piqué double décalé

Évite les points froids et coûte moins cher que le cloisonnement par parois inclinées.

Cloisonnement par parois inclinées

Permet un excellent rapport chaleur-poids, mais coûte plus cher que la méthode en piqué double décalé.

Cloisons à canaux continus

Utilisées dans les sacs de couchage en duvet. Des cloisons en filet sont ajoutées aux coutures pour éviter les points froid et empêcher le duvet s'entasserau même endroit. Une autre méthode pour éviter que le duvet se déplace consiste à faire des coutures parcourant le sac en V ou en S.

6-Les détails de confections

Voici certains détails de confection qui peuvent être intéressants à avoir sur votre sac de couchage, selon vos besoins:

Fermetures à glissières autobloquantes afin d’éviter que le sac s’ouvre sous la pression des jambes ou du mouvement pendant la nuit.

Bande coupe-froid longeant la fermeture à glissières afin d’éviter la perte de chaleur et l’entrée d’air  froid.

Fermetures à glissière avec tirettes réfléchissantes permettant de les retrouver vite en cas « d’urgence »

Possibilité de jumeller les sacs qui ont des fermetures opposées. Même entre les modèles homme et femme! Par contre, il est recommandé de prendre des sacs de couchage de la même marque pour le jumelage. Il est aussi possible de jumeler deux sacs de grandeurs différentes.

Pour l’hiver, les sacs plus chauds possèdent un col isolé au niveau des épaules afin de conserver à l’intérieur l’air réchauffé et à l’extérieur l’air froid. Ainsi en bougeant, on évite l’effet de pompe.

D’autres détails sont intéressant sur certains sacs : attaches pour matelas de sol, rabat de tissus sous la tête pour concevoir un oreiller, pochette pour votre montre a proximité du visage, cordons enrobés d’un coussinage au pourtour du visage.

7-Matelas de sol

Lart de choisir : le sac de couchageLe matelas de sol constitu un élément important dans le confort que vous obtiendrez en camping. Jumelé au sac de couchage il est essentiel non seulement pour vous protéger contre le sol rocailleux, mais aussi pour vous garder au chaud et vous protéger de l’humidité.

Le sac de couchage étant compressé sous votre poids, la partie du dessous perd de son gonflant et ne peut emmagasiner efficacement l’air chaud.

Le matelas de sol remplace cette perte par sa construction qui préserve son volume même sous votre poids. En emprisonnant de l’air, il vous isole du sol froid et humide pendant les nuits fraiches.

Tout comme les murs d’une maison, l’épaisseur et la fabrication des matelas sont cotés d’après leur valeur "R". La valeur R représente la résistance au passage du froid et de la chaleur. Donc, plus la valeur R est grande, meilleures sont les propriétés isolantes de la matière, en occurence le matelas.

Les matelas autogonflants à cellules ouvertes offrent différents niveaux de confort et valeurs R en fonction de leur épaisseur et de la mousse composant leur intérieur. Cette dernière peut être plus dense pour plus de confort, entaillée pour un compromis confort/compressibilité ou même trouée pour plus de légereté.

On retrouve sur le marché des matelas mousses à cellule fermées qui offrent une durabilité, une isolation raisonnable et un rapport qualité/prix intéressants. Ils sont beaucoup moins dispendieux que les autogonflants. L’hiver, ils sont excellents à jumeler à un autogonflant et ne risque pas de céder sous un objet tranchant comme les crampons !


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Plein-air : Quel type de manteau êtes-vous? Comment choisir son manteau d’hiver

via Altitude Blog de Veronique Altitude le 12/11/09

Je sais, il vous manque toujours le bon manteau pour la bonne température et la bonne occasion. Comment choisir le manteau qui nous sera indispensable, celui qui nous protégera du froid et de la transpiration et de l’humidité et du vent et du réchauffement de la planète et des mauvaises modes qui passent trop vite ? Quel manteau saura nous faire honneur en pelletant l’entrée, en magasinant nos légumes bio, en arrêtant chez nos beaux-parents, en dévalant les pistes enneigées, en patinant dans les parcs, en marchant vers notre diner d’affaires, en changeant une foutue crevaison?

The North Face - Varius Guide Insulated

Celui-ci ?

Arc'teryx Kappa SV Women

Ou celui-là ?

Mille situations peuvent nous tomber sur le corps vulnérable dans une même semaine. Je vous suggère un petit test pour vous guider vers vos besoins réels d’isolation hivernale :

1- Dimanche matin, le soleil éclaire les micro-glaçons qui nous collent dans les narines :

a. J’avais prévu aller glisser, je vais glisser.
b. Je réchauffe mes muscles selon les règles de l’art, j’applique une cire -30 degrés sous mes skis de fond et je parcours des kilomètres tout l’après-midi pour revenir à mon point de départ le corps chaud.
c. C’est le moment d’harmoniser le froid et l’agréable, je propose une grande marche familiale dans le village pour découvrir les cadeaux de Noël de chacun.

The North Face - Honcho - Denim Blue

The North Face - Honcho - Bleu Denim

2- Lundi matin, le verglas a givré les vitres de la voiture durant la nuit.

a. Je me lève plus tôt pour dégivrer les vitres des voitures de tout le voisinage parce que j’ai le meilleur grattoir au monde.
b. Je crie jusqu’à ce que le givre casse de lui-même pendant que je me réchauffe les mains au volant, déjà rendu à destination.
c. Je pars le chauffage de la voiture pendant cinq minutes, je déblaie ce que je peux sans briser mon balaie, je laisse le vent souffler le reste.

The North Face - Redpoint Optimus - Bayou Blue

The North Face - Redpoint Optimus - Bleu Bayou

3- Mardi matin, le soleil de mars se pointe en janvier.

a. J’appelle mon employeur et lui tousse de ma plus belle voix rauque ma maladie soudaine au téléphone, la tout-ski-compte.
b. Je marche une heure pour me rendre au travail à la place de prendre la voiture.
c. Je prends la journée pour faire de la route et rencontrer mes nouveaux clients de bonne humeur du beau temps.

Arc'teryx - Atom LT Hoody - Bleu Miro

Arc'teryx - Atom LT Hoody - Bleu Miro

4- Mercredi matin, le vent souffle jusqu’en dessous des couvertures.

a. J’inspire et garde mon souffle de la maison à l’auto, du garage à l’entrée du métro, de la sortie du métro à l’entrée du gratte-ciel, et j’expire.
b. Une petite session de yoga au salon fera mon affaire ce matin.
c. Vite, je vais essayer mon kite-surf avant même de déjeuner.

Arc'teryx - Kappa SV - Dark Ember

Arc'teryx - Kappa SV - Dark Ember

5- Jeudi matin, la pluie pleure le long des fenêtres doubles.

a. Je panique et regarde les sites internet des conditions de ski pour la fin de semaine.
b. Je me prépare à changer la cire sur mes skis de fond pour la fin de semaine, de -30 degrés à + 10 degrés.
c. Je me dis que l’hiver est de plus en plus doux, ou que c’est le calme avant la belle tempête du siècle.

The North Face - Varius Guide Insulated

The North Face - Varius Guide Insulated - Brun

6- Vendredi matin, la grippe AH1N1 nous attaque selon les chercheurs :

a. Je m’habille contre tous les microbes possibles de m’attaquer dans le froid.
b. Je m’habille pour bouger plus vite que le froid qui transmet les microbes.
c. Je m’habille pour être confortable contre le stress humain.

Arc'teryx - Sceptre - Coffee Bean

Arc'teryx - Sceptre - Coffee Bean

7- Samedi matin, c’est la tempête de neige :

a. Celle qu’on attendait pour se lancer sur les pistes de poudreuse avant que la foule de touristes nous tombent sur les skis.
b. Celle qu’on attendait pour courir au fond des bois sur des sentiers non-balisés qui nous mèneront au sommet avant les autres.
c. Celle qu’on attendait pour passer la journée à nourrir le poêle de son combustible et relaxer, entre un spa, une promenade en raquette et un chocolat chaud.

Si vous avez obtenu une majorité de A, je vous conseille un manteau créé pour les sports d’hiver, muni d’une jupette pare-neige, d’une membrane imperméable, d’un collet haut, d’un capuchon assez grand pour le casque, d’une coupe plus ample pour la liberté de mouvements, d’une bonne isolation afin de passer l’hiver dehors, au chaud :
Arc’teryx Sceptre Jacket ou The North Face Insulated Varius Guide Jacket

Si vous avez obtenu une majorité de B, je vous conseille un manteau conçu pour les sports aérobiques, avec une isolation légère et compressible, si on a besoin de le transporter dans notre sac-à-dos, sans membrane donc laissant mieux passer l’humidité, avec un matériel plus résistant aux épaules et plus respirant au niveau des aisselles :
Arc’teryx Atom Hoody ou The North Face Redpoint Optimus Jacket

Si vous avez obtenu une majorité de C, je vous conseille un manteau polyvalent pour vous satisfaire en ville comme en montagne, avec une membrane coupe-vent et très résistante à l’eau, une isolation chaude et légère, un capuchon en cas de besoin, un style classique mais technique.
Arc’teryx Kappa SV Jacket ou The North Face Honcho Jacket

Ensuite, je vous laisse suivre votre coup de cœur, votre confort et votre budget. Bon hiver!

Véronique Altitude


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